Il arrive ces moments de pure folie où réfléchir est un fardeau. J’y suis passé ; c’était compliqué et pourtant … il suffisait de se contenter
Ne rien dire
Aucun sourire
Faire abstraction de tout orgueil
De toute dignité
Et de tout amour
Respirer, regarder, fermer les yeux
Lever les mains et sourire aux malheurs
S’agiter, pleurer mais surtout aucune réflexion
Fuir et s’empêcher de maudire
C’est triste, mais c’est ma vie
A petit feu
Après maints rêves
Milles attentes et vains espoirs
La lutte autrefois si belle
Et aujourd’hui si laide
N’importe plus
A petit feu
Après maintes déceptions
Milles efforts et vains sacrifices
La vie autrefois si désirable
Et aujourd’hui si répugnante
N’importe plus
Ne rien dire, ne rien faire
Se contenter de respirer
De regarder, de bouger
Faire abstraction de tout
Ne rien dire, ne rien faire
Se contenter, fuir
Et surtout aucune pensée
La folie, ma poésie, tout ce qui me reste.
Orphée, les douleurs de l’enfantement