Parce que je l’entends si souvent ; parce qu’il est si beau et si étincelant, je me suis laissé prendre et j’y ai cru. Alors comme vous, j’ai confondu naïveté et courage et j’ai défié mes limites croyant les repousser par le seul et unique élan de l’ambition, de la volonté sans conscience … Heureusement j’ai appris et la maturité me fait savourer chaque pas car là réside la vraie victoire.
Elle était belle
Elle a permis de briller
Elle a souvent apporté la victoire
Mais elle était amère
Elle est devenue pesante
Elle a commencé à torturer
Elle s’est permis d’ôter la confiance
Car elle s’est gardée d’accorder le droit à l’erreur
Elle aimait la grandeur de ses idées
Elle ignorait les sacrifices qu’elles exigeaient
Elle méprisait les humbles ambitions
Elle ignorait la beauté des rêves qu’elles cachaient
Elle agissait par souci de grandeur
Elle avait l’égo pour elle et l’orgueil dans chacune de ses décisions
Elle n’accordait aucun crédit à l’empathie
Elle voulait être maîtresse de toutes les victoires
Chaque jour,
Ses adeptes en bons disciples partageaient sa vertu
Et chaque jour, un peu plus
Les jeunes enfants se laissaient entrainer
Elle est belle
Elle permet de faire beaucoup
Elle sort souvent vainqueur
Mais elle demande de la maturité
Elle s’évalue par les sacrifices
Elle grandit par conviction
Elle s’accomplit par le courage
Mais elle ne se force pas… surtout pas !
Elle déteste la passion
Elle aime la lucidité
Elle n’oblige pas, elle discute
Elle n’accuse pas, elle encourage
Elle reflète ce qu’on a acquis
Elle ne nous offre pas ce qu’on convoite
Elle matérialise nos efforts
Elle ne s’y substitue pas
Chaque jour,
Ses adeptes en bons disciples partagent sa vertu
Et chaque jour, un peu plus
Les jeunes adultes comprennent.
Darryl, l’enfantement