J’avais désormais un allié, le seul capable de me réconforter. Face à l’épreuve du temps, je n’allais pas tarder à rencontrer un autre ami : la persévérance.
Au loin, le ciel rejoint la terre
A perte de vue, un vaste et profond bleu
L’air est lourd, son goût est amer
Je rame essoufflé, résigné et dégouté
Au loin, l’espoir d’une terre
A perte de vue, une mer peinte de bleues
L’air est lourd, presque délétère
Je rame à bord d’un corps fatigué
Au loin, la chaleur d’une mère
A perte de vue, une mer froide et bleue
L’air est lourd, son poids me serre
Je rame à bord d’un cœur esseulé
Au loin, loin de ma chaire,
A perte de vue, un monde peuplés de bleues
L’air est lourd, il nourrit ma colère
Je rame à bord d’un corps marqué
Au loin, loin de mes chers
A perte de vue, un univers tout en bleu
L’air est lourd, son oxygène se perd
Je rame à bord d’un cœur condamné
Au loin, le rêve d’un père
A perte de vue, tout est bleue
L’air est lourd, et pourtant …
Je rame !
Orphée, les douleurs de l’enfantement