Les périples de chaque jour et les inquiétudes qu’ils apportent,
Les habitudes de tous les jours et le formalisme qui s’installe,
L’impatience face aux difficultés et l’empressement de la facilité
La prospérité des illusions et la victoire du désespoir
L’humanité et le malaise grandissant.
Le besoin de tout bouleverser, chaque jour grandit un peu plus,
L’insoumission aux règles appelle maladroitement au changement,
L’exigence de la sagesse devient un bien indispensable
Et l’humanité, un idéal absolu.
L’enfantement, un acte d’introspection, d’observation et d’honnêteté. Nos expériences, ce que nous apprenons de l’autre, ce que nous gagnons en mettant tout en cause. La vie, comment nous l’imaginons, comment elle est en réalité et comment nous l’affrontons. Les douleurs, les combats, les défaites et les victoires, ce dont on rêve et les cauchemars qu’on espérait éviter… l’enfantement vient après que tout soit effacé.
En ces moments où le diable, caché dans les détails, inspire les foules et se fait beau;
En ces moments où Dieu, voix exigeante, excède les foules et se fait rejeter ;
En ces moments où la bonté est difficile et la méchanceté préférable,
Parce que la peur règne …., parce que le courage manque…,
Notre nature nous fait face et nos actes la révèle.
Etre de ceux qui croient que la force d’un homme est son aptitude à garder la bonté dans son cœur. Etre de ceux qui déplorent la victoire du mal dans le cœur des hommes bons. Etre de ceux qui par leurs actes, par leurs paroles, ouvrent les yeux sur le mal sournois qui se cache derrière l’apparence.
Tel est le vœu des poèmes de l’enfantement !