Privé de chaleur, le délire s’est emparé de moi. Je l’admets, c’était mon dernier refuge. J’ai entretenu le mythe, je me suis couvert d’éloges, je me suis rendu témoignage, je me suis justifié pour mieux accepter ma nouvelle réalité, celle où tout est noir !
Quelle fougue, quel combattant
Il se donne avec courage et loyauté
Il espère malgré tout ce sang
Qu’il arrivera à gagner
C’est triste, il connait pourtant la vérité
Mais il continue de manière désespérée
On sait tous qu’il n’a plus le choix
Il se bat pour la dernière fois
Ô loin de là, ce n’est pas un combat, c’est une cérémonie
C’est injuste et le pire, c’est qu’il meurt sans ami
En dépit d’avoir choisi la noblesse et l’amour
En dépit d’avoir rejeté la nuit pour adopter le jour
Il nous quitte plus petit que jamais et personne ne lui dira au revoir
Quel terrible ennemi que l’homme
Quelle effrayante réalité que la société
Elle lui a appris à être bon et aimant
Fidèle et croyant
… et pourtant,
Elle a été la première à lui tourner le dos.
Il a perdu son titre de chevalier
Mais il demeure naturellement noble et aimant
Naturellement fort et vaillant
Dans ce monde où être un chevalier est un malheur
Le chant du dernier combat, au rythme des pleurs
L’oublie, le sacrifice et la douleur
Pour une cause loin du bonheur
Je ne peux te venir en aide,
Mais je serai quand même le seul à te dire Au revoir …
Orphée, les douleurs de l’enfantement