« Fuyez la naïveté de croire que tout est possible !
Ayez le courage de croire que tout est possible ! »
Darryl, l’enfantement
Parce que jusque là, je n’arrive pas à le sortir de moi, parce que jusque là je me trahis à chaque fois que je l’ignore, je comprends que ma nature dépend de lui.
Il se joue de moi,
Il n’est pas plus grande souffrance que de l’ignorer.
Quand mon regard se détourne,
Ma conscience prend pitié et je m’effondre.
Du sourire de cette femme, il se réjoui.
A chaque fois que je me donne pour elle,
Il prend plaisir.
A chaque fois que je me détourne sans raison,
Il crie déception.
Il se joue de moi,
Il n’est pas plus grande faiblesse que ses battements.
Quand je me surprends à mépriser,
Il me met à sa place et mon mépris change d’ennemi.
Dans la colère de cet enfant rejeté que ma moral accuse,
Il trouve le moyen de me confondre.
J’aimerais tant m’arrêter à son comportement
Mais il me fait voir sa vie … ma vie.
Il se joue de moi,
Il n’est pas plus grand combat que celui que je mène contre lui.
Quand j’impose ma discipline,
Il s’évertue à la déposséder de sa noblesse et je me perds.
Dans les actes de cet homme insensé que ma loi condamne,
Il trouve la force de jouer à l’avocat,
Ses arguments n’ont rien de raisonnable
Pourtant ils me désarment.
Orphée, Les douleurs de l’enfantement.