L’indifférence

Rien ne prépare à la folie
et aux douleurs des gestes inconscients;
quand le piège se referme au détour d’un regard volé,
que malgré la brillance de la frénésie,
les sacrifices se perdent dans l’indifférence,
la douleur est certaine.

Fort de mes expériences,
Forgé par mes souffrances,
Las de ma patience,
Enfin la clarté de la conscience,
Mais la faiblesse de ce cœur,
Sa quête du bonheur,
Son espoir désespéré et exagéré,
Son aveugle croyance en l’idée
Que le bonheur ne se trouve que de ce côté
Trouble ma vue,
Trouble ma vie.
Un simple regard, un simple touché
Et tout de moi s’est donné
Ma conscience a été asservie
Et le cœur faible mais maître m’a vendu.
Elle m’a fait rêver
D’un rêve doux et empoisonné
Je l’ai aimé
D’un amour fou et passionné
J’ai souffert
D’un horrible et terrible mal :
L’indifférence.

Orphée, les douleurs de l’enfantement